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Être un bon orateur pour être bien interprété

Vous allez vous exprimer lors d’un événement multilingue ? Des interprètes seront sûrement là pour traduire vos idées et votre message vers les langues de votre audience.

Si le travail des interprètes consiste à abattre les barrières linguistiques et à transmettre un message dans une autre langue, pour une autre culture, ils ne sont pas magiciens pour autant.

Pour être sûrs que votre message transcende les frontières, voici quelques conseils pour être au meilleur de votre forme le jour J :

  •  Parlez distinctement et à un rythme normal. Gardez en tête que la personne qui vous interprète doit entendre vos propos et les analyser afin de pouvoir les reformuler dans une autre langue, et ce, en même temps, avec à peine 3 secondes de décalage. Si vous parlez à toute vitesse, il sera impossible pour l’interprète de suivre le rythme, et il sera alors obligé d’omettre les détails et fioritures de votre discours et d’aller à l’essentiel. Ce serait quand même bien dommage que votre audience ne profite pas des anecdotes, des petites blagues, et autres détails que vous avez passé des jours, si pas des mois à préparer, à réécrire ou à répéter devant le miroir de la salle de bain !
  • Fournissez des informations en amont. Si vous avez rédigé un discours que vous comptez lire, ou sur lequel vous comptez vous appuyer ou si vous avez préparé un support (p. ex. un PPT, une vidéo, etc.), pensez à l’envoyer aux interprètes en amont. Ils pourront ainsi se préparer et étudier le vocabulaire technique ou les idées que vous souhaitez partager, et leur interprétation/communication n’en sera que meilleure !
  •  Suivez un fil rouge. Bien sûr, lorsque l’on parle spontanément, sans suivre de discours écrit, il est possible de se perdre un peu, de digresser, de faire des parenthèses. C’est ce qui tient aussi une audience en haleine. En revanche, faire des parenthèses dans les parenthèses, passer du coq à l’âne sans prévenir ou ne jamais terminer ses phrases, rendent la communication de votre message particulièrement difficile. Votre audience multilingue se retrouve alors avec des bribes de discours, et a du mal à suivre vos propos. Si l’interprète est là pour transmettre votre message, il n’est malheureusement pas complètement dans votre tête et ne peut pas savoir ce que vous souhaitez dire à votre place.
  • Attention à votre micro. Si vous êtes face à un pupitre, ou que vous disposez d’un micro portatif, pensez à bien parler dans le micro. En effet, si vous tournez le dos au pupitre ou si vous éloignez votre micro de votre bouche lorsque vous montrez des informations sur votre présentation par exemple, les interprètes (qui sont, je le rappelle, dans une cabine insonorisée) ne vous entendront plus et ne pourront donc pas traduire vos propos ou expliquer à quoi correspondent les statistiques qui s’affichent à l’écran. De plus, pour protéger les oreilles des interprètes à votre service, ne parlez ni trop loin, ni trop près du micro, ne tapez ou ne soufflez pas sur le micro pour vous assurez qu’il fonctionne…cela pourrait sérieusement endommager notre outil de travail : nos oreilles (et donc notre santé au passage !)
  • Ne coupez pas la parole. Bien qu’il soit parfois difficile de garder son calme et d’attendre son tour de parole lors d’un débat bien animé, il est particulièrement important de ne pas parler tous en même temps (que la configuration soit multilingue ou non !). En effet, dans le cas d’un débat unilingue interprété pour une audience multilingue, l’interprète peut uniquement traduire les propos d’une seule personne à la fois. Quand bien même l’interprète accélère le rythme pour pouvoir tout interpréter, n’oubliez pas que l’audience a une seule et unique voix dans les oreilles, et ne sera donc pas en mesure de savoir qui dit quoi. Dans le cas d’un débat multilingue, il faut savoir que l’interprète change de canal dès qu’il change de langue, afin que l’audience multilingue entende la traduction quand nécessaire, et dans la bonne langue. Si vous êtes donc trois à parler en même temps dans trois langues différentes, il sera impossible pour l’interprète de faire son travail comme il se doit.

Ces conseils sont simples, et peuvent paraître évidents. Pourtant ce sont les problèmes que nous rencontrons très souvent, peu importe le type d’événement. Être un orateur hors pair n’est inné pour personne. Ces compétences se travaillent et se développent.

C’est en suivant ces petits conseils tout bêtes que votre message pourra être transmis au-delà des barrières linguistiques et culturelles et que vous arriverez à vous connecter à votre public.

Et vous, quels conseils donneriez-vous ?

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